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« Pour le bien de tout le monde »

Franck David est vice-président du Syndicat Mixte Doubs-Loue (39).

Franck David, vice-président du Syndicat Mixte Doubs-Loue (39)

Franck David, vice-président du Syndicat Mixte Doubs-Loue (39)

© crédit : David Cesbron

La renaturation et le désenrochement de la Confluence Doubs-Loue, c'est un projet exemplaire en matière environnemental, « du concret » pour Franck David qui en parle avec passion. « Depuis les travaux de rectification du Doubs et de la Loue réalisés dans les années 1960, le lit de ces deux rivières s’est très fortement incisé. Les zones humides annexes de ces rivières s'asséchaient de plus en plus. Un pont s'est même écroulé. C'est ce qui a fait réagir les uns et les autres. On ne pouvait pas rester insensible à cette dégradation des milieux, de notre ressource en eau, de la réserve naturelle du Girard, à l'érosion de la biodiversité. Il fallait agir tout en protégeant les villages voisins du risque d'inondation », raconte l'élu. Avec Patrick Petitjean et Denis Chaize, respectivement président et directeur du syndicat mixte Doubs-Loue (SMDL), cela fait des années qu'ils travaillent sur ce projet d'envergure, « parce qu'il a fallu prendre le temps d'expliquer, de convaincre et rassurer ». L'objectif : redonner de la liberté et de l'espace aux rivières mais aussi faire revivre les milieux.

Retour d'espèces disparues de la Réserve
« Le rôle du SMDL est de vérifier le bon état des digues et de les conforter mais c'est une mission plus globale que nous menons pour la préservation des milieux aquatiques et humides, avec le concours financier de la Région, de l'Etat, de l'Europe et de l'Agence de l'eau  et, bien sûr des collectivités membres du syndicat, le Département, le Grand-Dole, le Val d'Amour et la Plaine Jurassienne », rappelle Franck David. Première étape des travaux débutés en octobre 2017 : le désenrochement des berges et la destruction d'une partie des digues, qui avaient été réalisées dans les années 60. Après la pause printanière, le chantier reprendra de septembre à décembre avec la réinjection d'environ 18 000 m3 de galets sous forme d'un banc qui permettra une « auto épuration de l'eau ». Ces travaux feront ensuite l'objet, année par année, d'un suivi avec des intervenants faunistiques et floristiques. Mais d'ores et déjà les impacts sont visibles et réjouissent Franck David : « Avec le dégagement des grosses racines suite au désenrochement des berges mais aussi grâce à la grande crue de janvier, nous avons eu en quelques semaines des résultats inespérés : le retour d'espèces que nous n'avions pas vu dans la Réserve depuis des dizaines d'années, comme le vanneau huppé, ou une forte présence de l'hirondelle de rivage. C'est vraiment l'exemple d'un projet écologique concret et raisonné pour le bien de tout le monde ! On va atteindre le but qu'on s'était fixé. »

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