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« Sauvons l’abeille noire »

Gilles Moindrot est président de l’association apicole beaunoise, à Crépey (21).

Gilles Moindrot, président de l’association apicole beaunoise,

Gilles Moindrot, président de l’association apicole beaunoise, à Crépey (21).

© crédit : David Cesbron

Sur ce terrain situé près du hameau de Crépey non loin d’Aubaine en Côte d’Or, dans un milieu naturel boisé encore préservé, trônent une vingtaine de ruches, et un petit local en bois. Bienvenue au rucher-école ! « Je l’ai fondé avec la volonté de faire perdurer la pratique de l’apiculture dans le respect des abeilles. Aujourd’hui l’association apicole beaunoise compte 88 membres, des non professionnels, allant de 16 à 90 ans. Ce sont souvent des personnes investies qui ont des vergers. Beaucoup de jeunes s’intéressent également. On a réussi…», se réjouit Gilles Moindrot, piqué par le vice des abeilles depuis 1976. Une joie en demi-teinte au regard de la situation actuelle. Quelques mètres avant le rucher-école, le champ de colza devrait être couvert de ces petits insectes… On peine à les entendre, à les voir. « J’ai perdu 80 % de mon « cheptel », explique-t-il. On a une identité locale, c’est l’abeille noire qui est en voie de disparition. Il y a de plus en plus de gens qui font de l’apiculture et de moins en moins d’abeilles. Nombreux le font sans avoir cette notion de sauver l’abeille. D’autres en ramènent d’ailleurs. On va finir par détériorer toute notre souche locale, et par avoir une mutation naturelle, avec des conséquences sur notre environnement et la biodiversité. »

Apprendre et comprendre
Pour ce fervent défenseur de l’abeille locale, le rucher-école prend aujourd’hui tout son sens, avec en ligne de mire la sauvegarde de l’insecte et l’envie de partager. Comme en témoigne Jean-Claude Poret qui a rejoint l’association apicole beaunoise en 2011 pour prendre des cours. « C’est bien d’avoir une ruche, mais c’est mieux de savoir la mener. Il faut un minimum de bases. Le maître à bord, c’est l’abeille ! C’est important aussi de comprendre les problèmes liés à l’environnement, les effets néfastes des traitements sur les abeilles. Ici on a la chance d’être dans un milieu encore assez préservé… ». Tous les derniers samedis du mois, les cours permettent aux personnes équipées d’une tenue de visiter l’intérieur d’une ruche, de comprendre son fonctionnement, de découvrir le couvain, et même de marquer les reines. Et au bout de la 3e séance, en étant assidu mais aussi et surtout à l’aise, il est possible d’ouvrir seul une ruche, en présence d’un professeur. L’objectif premier n’est pas la récolte, mais bel et bien d’apprendre ! Pour Gilles Moindrot, c’est une nécessité. 
 

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